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PH522 - 26/10/2020
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Bilan hebdomadaire : le marché plie mais ne rompt pas

La semaine s’est soldée par un repli des marchés actions dans une ambiance toujours dominée par l’épidémie de Covid-19, mais l’animation est surtout venue des publications trimestrielles.

Sans surprise, l’actualité des marchés est restée dominée par les nouvelles peu enthousiasmantes liées à l’épidémie de Covid-19. La multiplication des mesures de confinement ou de couvre-feu en Europe pèse sur les perspectives économiques du T4 2020. Cette dégradation s’est d’ores et déjà traduite par une rechute de l’indice PMI composite de la zone euro du mois d’octobre, tombé en zone de contraction, sous les 50 points.

Tout n’est pas noir pour autant : certains indicateurs d’activité ont au contraire surpris à la hausse, comme le PMI manufacturier allemand, qui a largement dépassé les attentes du consensus en atteignant 58 points, son plus haut niveau depuis mai 2018.

Tout n’est pas noir non plus aux Etats-Unis. Malgré l’absence d’avancée sur le second plan de relance américain, les nouvelles inscriptions au chômage ont continué à régresser. Avec 787.000 demandeurs d’emplois supplémentaires en une semaine, le chiffre est revenu à son plus bas niveau depuis le début de la crise.

L’attention des investisseurs reste enfin rivée sur l’élection présidentielle américaine du 3 novembre. Joe Biden, en position favorable, a déclaré dans le courant de la semaine qu’il se détournerait de l’industrie pétrolière s’il était élu. « Le pétrole doit être remplacé progressivement » a déclaré le candidat démocrate, prenant le contre-pied de Donald Trump. Cette déclaration a participé à un léger repli des prix du pétrole, revenus sous la barre à 39 dollars/baril pour le WTI.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 0,53% à 4.909 points et l’Euro Stoxx 50 s’est contracté de 1,44% à 3.198 points. Même tendance aux Etats-Unis où le Dow Jones a perdu 0,95% à 28.335 points et le Nasdaq a reculé de 1,06% à 11.548 points.

La saison des résultats bat son plein

La semaine a surtout été animée par de nombreuses publications de résultats ayant amené de bonnes comme de mauvaises surprises.

Du côté des bonnes surprises, Renault (+3,79%) a fait part de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. De juillet à septembre, la marque au losange a vu ses ventes reculer de 8,2% face au T3 2019, un chiffre nettement meilleur que celui du premier semestre (-34,3%). Michelin (+4,85%) a également relevé ses prévisions pour la fin d’année et Airbus (+5,74%) s’est montré optimiste sur l’augmentation de la demande d’A320neo malgré la crise, entraînant Safran (+6,44%) dans son sillon. La semaine a ainsi bénéficié aux valeurs cycliques, y compris aux valeurs bancaires avec Société Générale (+5,74%), BNP Paribas (+4,02%) et Crédit Agricole (+2,40%).

Du côté des déceptions, Dassault Systèmes (-6,74%) a fait part d’une croissance organique de 4% au troisième trimestre, mais le consensus des analystes tablait sur un chiffre plus élevé et le groupe a révisé à la baisse ses prévisions pour la fin d’année. Kering (-5,67%) a également résisté à la crise avec une baisse de son chiffre d’affaires de seulement 1,2% en données organiques face au T3 2019, mais les investisseurs ont sanctionné les difficultés de la marque Gucci, dont les ventes ont reculé de 8,9% sur la même période. Enfin, Unibail-Rodamco-Westfield (-7,81%) a rechuté en terminant à la dernière place du CAC 40. Le bras de fer entre la direction et Xaviel Niel a laissé place à des prises de bénéfices en amont de la publication des résultats de la foncière ce lundi.

Enfin, aux Etats-Unis, la saison des résultats apporte pour l’instant une nette majorité de bonnes surprises. D’après les données de Refinitiv, sur les 135 sociétés du S&P 500 ayant déjà publié leurs chiffres, 84% d’entre elles ont dépassé les attentes du consensus. Contre la tendance, Netflix (-8,01%) a déçu par son faible nombre de nouveaux abonnés au T3. Seuls 2,2 millions de foyers sont venus s’ajouter aux 25,9 millions de nouveaux clients du premier semestre 2020. American Express (-3,75%) a également déçu à cause de résultats dégradés par la hausse des créances douteuses. Les investisseurs ont désormais les yeux tournés vers les GAFA qui publieront leurs résultats cette semaine.

Fargo, rédigé le 26/10/2020


Bilan hebdomadaire : l’économie mondiale se dirige vers une profonde récession

Après leur chute exceptionnelle depuis le 20 février, les marchés actions sont parvenus à freiner leur recul grâce au soutien des banques centrales et des Etats, qui mettent tout en œuvre pour contenir la récession désormais inévitable qui attend l’économie mondiale en 2020.

En moins d’un mois, les prévisions pour l’année 2020 ont basculé dans un pessimisme exceptionnel. Mercredi, la Banque centrale européenne a averti, par la voix de sa présidente Christine Lagarde, que l’Europe pourrait se diriger vers une récession de 5% en 2020 en cas de prolongement des mesures de confinement pour une durée de 2 à 3 mois. Un confinement total ou partiel de 5 mois se traduirait par une récession de l’ordre de 10% cette année. La banque américaine Goldman Sachs est allée un cran plus loin vendredi en anticipant une récession record aux Etats-Unis sur le premier semestre 2020, avec une contraction du PIB américain de 5% sur le premier trimestre et de 24% sur le deuxième trimestre, entraînant une hausse du chômage.

Toujours selon Goldman Sachs, la demande mondiale de pétrole devrait chuter de 8 à 9 millions de barils par jour (8 à 9%) dès la fin du mois de mars. Cette anticipation a ramené les cours de l’or noir à leurs plus bas niveaux depuis 2002-2003, le Brent perdant 19% sur la semaine à 27 dollars/baril. D’autres chiffres alarmants sont venus frapper les esprits : les ventes d’automobiles pourraient s’effondrer de 80% voire 90% en Europe sur les mois de mars et avril, correspondant à la chute des ventes observée en Chine ainsi qu'aux premiers chiffres communiqués par Renault sur ses ventes actuelles. Le secteur aérien a quant à lui multiplié les appels à l’aide pour demander des aides d’urgence. Boeing, déjà largement fragilisé par la crise du 737 Max, a demandé 60 milliards de dollars d’aide à l’Etat américain pour traverser cette crise sans précédent.

Pour faire face à cette situation particulièrement sombre, les banques centrales et les États ont activé un ensemble de mesures exceptionnelles pour soutenir l’activité économique et lutter contre des risques de faillites aux conséquences désastreuses. Aux États-Unis, l’administration américaine a évoqué l’idée d’un plan de relance budgétaire de 1.000 milliards de dollars dont les modalités exactes sont en discussion. La France a pour sa part annoncé une enveloppe budgétaire de 300 milliards d’euros pour soutenir ses entreprises en difficultés, l’Allemagne 500 milliards. Du côté des banques centrales, la Fed est de nouveau intervenue sur le marché monétaire et la BCE a annoncé le renfort de son programme de rachats d’actifs à hauteur de 750 milliards d’euros en 2020, qui viendront s’ajouter aux 120 milliards d’euros annoncés la semaine précédente. Au total, la BCE achètera désormais pour plus de 100 milliards d’euros d’actifs par mois sur les marchés obligataires jusqu’en fin d’année. Cette annonce, survenue jeudi matin, a rassuré les investisseurs qui avaient commencé à s’inquiéter en milieu de semaine d’un endettement excessif des pays de la zone euro.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 1,69% à 4.048 points, après un bref passage à 3.632 points dans le courant de la semaine, et l’Eurostoxx 50 s’est contracté de 1,45% à 2.548 points. Aux Etats-Unis, la chute est beaucoup plus prononcée du fait que les marchés ont accentué leur repli vendredi soir tout en effaçant leur rebond du vendredi précédent en fin de séance. Le Dow Jones a chuté de 17,30% sur la semaine à 19.173 points, le S&P 500 a perdu 14,98%.

Les investisseurs se rabattent sur l’alimentaire et les télécoms

Les investisseurs ont fait preuve d’une forme de rationalité en se tournant vers les valeurs les plus susceptibles de tirer parti du confinement et du recours massif au télétravail. Orange (+15,82%) a ainsi terminé en tête des valeurs du CAC 40. Dans l’alimentaire et la grande distribution, Danone (+9,26%) et Carrefour (+5,22%) ont connu des progressions notables. Aux Etats-Unis, c’est Amazon (+3,42%) qui a tiré son épingle du jeu : le pic d’activité est tel sur le e-commerce que la plate-forme américaine a annoncé 100.000 recrutements dans ses entrepôts.

Parmi les hausses se trouvent également certaines valeurs industrielles ayant connu un rebond technique après avoir subi des ventes massives au cours des semaines précédentes. Tel est le cas de TechnipFMC (+5,82%) ou encore Valeo (+9,31%) hors CAC 40. Le luxe a continué de faire office de secteur refuge avec la bonne tenue d’Hermès (+5,83%), L’Oréal (+5,09%) ou encore Kering (+3,63%).

A l’inverse, le secteur aérien a continué de souffrir. La plus forte baisse du CAC 40 a été enregistrée par Safran (-21,45%), équipementier notamment d’Airbus (-14,19%). Ces forts replis restent sans commune mesure avec celui de Boeing (-44,18%) aux Etats-Unis. Le secteur bancaire est également resté sous pression. Société Générale (-14,46%) et BNP Paribas (-13,52%) ont fait partie des plus fortes baisses de l’indice parisien. Le secteur de l’assurance a connu un sort semblable à l’instar d’AXA (-10,50%). Les foncières, extrêmement pénalisées en milieu de semaine avec la crainte de coupes de loyers, ont rebondi en fin de semaine. Unibail Rodamco (-6,84%) a limité ses pertes après avoir chuté de 35% entre lundi et mercredi.

 

Source : Fargo, rédigé le 23/03/2020

 

 

 


Bilan hebdomadaire : Les marchés subissent un krach boursier historique

Le CAC 40 a perdu 19,86% sur l'ensemble de la semaine, enregistrant deux séances de repli historiques à -8,39% lundi et -12,28% jeudi.

Ce que l'on appellera bientôt le « krach de 2020 » ou le « krach du coronavirus » est d'ores et déjà entré dans l'histoire. Il s'agit du mouvement de marché le plus brutal depuis la crise de 2008. Avec des indices en repli de plus de 30% en seulement trois semaines, les marchés européens ont subi une débâcle d'une rapidité exceptionnelle.

Du 9 au 13 mars, le CAC 40 a perdu 19,86% à 4.118 points et chute désormais de 31,11% depuis le début d'année. Au niveau européen, l'Eurostoxx 50 suit les mêmes mouvements avec des corrections respectives de 19,99% et 30,95%. En Italie, pays le plus touché par l'épidémie virale, le FTSE MIB a perdu 23,32% sur la semaine. Aux États-Unis, les variations sont plus modérées grâce au rebond enregistré vendredi en fin de séance : le Dow Jones a perdu 10,36% sur les cinq dernières séances et recule de 18,76% depuis le début de l'année.

La décision de Donald Trump de fermer pour 30 jours les frontières américaines aux ressortissants européens, dans le but d'éviter une propagation du coronavirus, a naturellement été l'une des principales raisons de panique des investisseurs. Ceux-ci craignent désormais une récession mondiale en 2020 à cause des mesures drastiques de confinement prises partout dans le monde à des degrés divers.

Par ailleurs, la crise n'est plus seulement celle du coronavirus, mais également du marché pétrolier. L'Arabie Saoudite a déclenché une guerre des prix en annonçant une augmentation de sa production suite au refus de la Russie de s'associer à l'effort collectif de l'Opep pour réduire sa production et soutenir les prix. En conséquence, le marché pétrolier s'est effondré lundi sans parvenir à rebondir dans les jours suivants. Le Brent a perdu 25% de sa valeur sur la semaine, revenant à 34 dollars/baril.

Les ventes panique ont touché tous les actifs, y compris l'or (-8,97%), traditionnelle valeur refuge qui a cette fois été traitée comme une simple matière première. Le Bitcoin, jusqu'alors peu réactif aux événements, a chuté de 44% sur la semaine.

Les banques centrales n'ont pas été en mesure de rassurer les investisseurs. La BCE a choisi de laisser ses taux directeurs inchangés pour éviter d'accentuer la problématique des taux négatifs en zone euro. L'institution de Francfort a annoncé 120 milliards d'euros d'achats d'actifs supplémentaires sur les marchés d'ici la fin d'année ainsi qu'un assouplissement des contraintes bancaires pour faciliter l'accès au crédit des entreprises en difficultés. Ces mesures, annoncées jeudi, n'ont pas permis de soutenir les cours de bourse, tout comme l'injection de 1.500 milliards de dollars de liquidités annoncée par la Fed le même jour. La baisse drastique des taux directeurs de la banque centrale américaine (100 points de base), annoncée dimanche, n'enraye en rien la chute des marchés qui se poursuivait lundi 16 mars en matinée.

Les parapétrolières s'effondrent

La semaine a surtout été marquée par l'effondrement exceptionnel des valeurs pétrolières et parapétrolières. Total (-29,96%) est revenu à son plus bas niveau depuis mars 1999 et TechnipFMC (-48,23%) a subi une chute hebdomadaire historique au sein du CAC 40, reculant désormais de 69% depuis le début de l'année. Malmené financièrement en 2019 avec une perte nette de 2,4 milliards d'euros au T4, le groupe a annoncé dimanche le report de son projet de scission devenu trop complexe à réaliser dans des conditions de marché aussi chahutées. Hors CAC 40, CGG (-48,86%) et Vallourec (-33,45%) ont également connu de très fortes corrections au sein du secteur parapétrolier.

Plus généralement, les valeurs de l'industrie, de l'automobile, des transports, de l'immobilier et de la finance ont enregistré des reculs exceptionnels. Dans le secteur industriel, ArcelorMittal a perdu 30,54% sur la semaine. Dans le secteur automobile, Renault a perdu 28,63% et s'effondre désormais de 60% depuis le début de l'année. Dans les transports, Airbus a chuté de 25,30% et son concurrent Boeing de 35%. Dans l'immobilier (foncières), Unibail-Rodamco-Westfield a chuté de 26,96% et Klépierre de 36,30%. Parmi les bancaires, Crédit Agricole a perdu 26,24%.

Les valeurs du luxe sont parvenues à limiter la casse. Hermès (-9,65%) a terminé à la première place de l'indice parisien malgré un repli marqué. LVMH (-12,61%), L'Oréal (-14,86%) et Kering (-16,24%) ont également connu des chutes plus mesurées que celles du CAC 40. Tel n'a pas été le cas de certaines valeurs défensives, qui ont également subi de plein fouet le recul des marchés. Veolia (-32,23%) et Engie (-29,90%) font partie des valeurs les plus impactées, malgré la résistance d'autres valeurs contra-cycliques comme Danone (-11,81%) ou Air Liquide (-14,56%).

 

Source : Fargo, rédigé le 18/03/2020

 

 

 


Bilan hebdomadaire : le rebond des marchés n’a pas tenu

L’action de la Fed a entretenu, en début de semaine, l’illusion d’un rebond maîtrisé des marchés mais dès jeudi, le pessimisme des investisseurs reprenait le dessus dans un climat de grande inquiétude pour l’économie mondiale liée à l’épidémie du coronavirus et sur fond de nouvelle guerre des prix du pétrole.

L’épidémie du Covid-19 a eu raison du timide rebond engagé par les marchés. La perspective d’un fort ralentissement de l’économie américaine, voire d’une récession, a poussé la Reserve Federal à baisser mardi son taux directeur d’un demi-point à 1-1,25 point. Pour autant, ces mesures n’auront pas suffi à rassurer des investisseurs tétanisés par la tournure que prend cette épidémie au niveau mondial. Les mesures de confinement se multiplient et pénalisent déjà l’activité économique alors que l’on apprenait, vendredi dernier, que le nombre global de personnes contaminées dépassait les 100.000 à l’échelle planétaire. Il est clair que cette épidémie aura un impact sévère sur l’économie mondiale.

Vendredi 6 mars, la rechute des indices boursiers a été particulièrement marquée malgré la publication de bons chiffres de l’emploi pour février aux Etats-Unis. Ce sont près de 273.000 créations de postes qui ont été annoncées alors que le consensus n’en attendait que 175.000 avec un taux de chômage stable à 3,5. Sur les marchés des taux souverains, le rendement des US Treasuries à 10 ans a touché vendredi, en séance, un plus bas historique à 0,695%.

Sur le marché du pétrole, la guerre des prix est relancée de façon spectaculaire. Les membres de l’OPEP et la Russie ne sont pas parvenus à s’entendre sur une baisse concertée de la production de pétrole afin de soutenir les prix du baril. L’Arabie Saoudite envisage même d’augmenter sa production de brut à plus de 10 millions de barils par jour en avril. Vendredi 6 mars, les cours du Baril chutaient déjà de 9% (à moins de 46 dollars pour le Brent), avant une nouvelle chute spectaculaire lundi 9.

Au final, le CAC 40 décroche de 3,22% sur la semaine écoulée à 5.139,11 points. De son côté, l’Eurostoxx 50 a cédé 2,93% à 3.232,070 points. A Wall Street, le Dow Jones accuse un repli de 3,14% à 25.864,78 points tandis que le Nasdaq baissait de 4,21% à 8.575,618 points.

L’Oréal : succession de Jean-Paul Agon prévue en 2021

Côté valeurs, avant le « bain de sang » enregistré lundi 9 mars sur les marchés, la semaine passée a vu certaines valeurs terminer dans le vert. C’est le cas de L’Oréal en hausse de 5,3%. Jean-Paul Agon, le PDG du géant mondial des cosmétiques, a divulgué dans un entretien publié, vendredi 6 mars, par Le Monde que sa succession interviendrait à l’été 2021 et que la priorité est donnée à une candidature en interne. Veolia a gagné 4%, les investisseurs saluant les très bons résultats 2019 du groupe de service aux collectivités (voir rubrique Point Secteur). Enfin, Pernod Ricard a enregistré une hausse hebdomadaire de 2,6%. Jeudi 5 mars, le numéro deux mondial des spiritueux a annoncé un partenariat avec la marque japonaise ultra-premium Ki No Bi Kyoto, un gin artisanal en forte croissance.

Du côté des baisses, plus nombreuses, les valeurs bancaires ont été sanctionnées dans cet environnement difficile, marqué par le recul des taux et les perspectives de ralentissement macroéconomiques. Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont dévissé respectivement de 16,3%, 14% et 12%.

Déjà pénalisé par le repli des cours du baril, TechnipFMC a subi une nouvelle chute spectaculaire de 15,4% alors que le groupe de services parapétroliers avait déçu les analystes, fin février, en publiant des résultats inférieurs aux attentes au T4 2019 (perte nette de 2,41 milliards de dollars).

Parmi les secteurs prenant de plein fouet la crise du coronavirus, l’automobile enregistre des replis importants. En Chine, les ventes de véhicules sont en chute libre de 80% pour le mois de février. Les titres des constructeurs français accusent le coup : Renault a dévissé de 11,7%, Peugeot de 7,7%. Le transport aérien n’est pas en reste, Airbus a chuté de 8% sur la semaine écoulée. L’avionneur européen a annoncé n’avoir enregistré aucune commande en février !

Source : Fargo, rédigé le 09/03/2020

 

 

 


Bilan hebdomadaire : la psychose s'empare des marchés

Les marchés actions ont connu leur pire semaine depuis 2008 avec un CAC 40 chutant de 11,94%.

En une semaine, les marchés sont entrés de plain-pied dans une situation de mini-krach boursier. Si l'épidémie de Covid-19 suscite des craintes sans doute irrationnelles, la forte aversion au risque des investisseurs est justifiée par la perspective d’un ralentissement marquée de l’économie mondiale, voire d’une récession, si la baisse des échanges commerciaux venait à s’amplifier et à s’installer dans la durée.

Dans les pays développés, les indices boursiers ont connu des corrections drastiques au cours de la semaine écoulée. En Europe comme aux États-Unis, les principaux indices ont chuté de 10 à 13%. En France, le CAC 40 a perdu plus de 700 points (11,94%) en revenant ainsi à 5.309 points. Aux États-Unis, le Dow Jones a abandonné de son côté de plus de 3.500 points en chutant de 12,36%. Le S&P 500 a perdu 11,49% et le Nasdaq a un peu mieux résisté en ne cédant « que » 10,54%. Au niveau européen, l'Eurostoxx 50 a chuté de 12,39%, avec des corrections parfois très sévères dans certains pays, comme en Grèce, où l'indice général de la bourse d'Athènes a perdu 19,36%. L'Italie, devenu le foyer européen du Covid-19, n'a pas connu une chute plus exagérée qu'ailleurs avec un repli de 11,26% de l'indice FTSE MIB.

De manière très contre-intuitive, les marchés chinois et certains marchés émergents ont au contraire été plus faiblement impactés par ce mouvement de panique. L'indice Shanghai Composite n'a perdu que 5,24% et l'indice indien BSE Sensex 30 s'est replié de 6,98%. Ironie du sort : depuis le début d'année, coïncidant avec l'apparition du coronavirus, les marchés chinois affichent une baisse deux fois moins marquée que celle des marchés occidentaux. Le Shanghai Composite a perdu 5,57% en deux mois contre 10,96% pour le Dow Jones et 11,18% pour le CAC 40.

D'importants mouvements ont aussi été observés la semaine dernière sur les marchés de taux, où les investisseurs se sont rabattus sur les valeurs-refuges traditionnelles, en premier lieu les obligations d'État américaines. Les Treasuries à 10 ans ont ainsi vu leur rendement tomber à leur plus bas niveau historique (1,12%), les investisseurs s'étant également persuadés que la Fed devrait abaisser ses taux directeurs pour soutenir l'économie. Selon le baromètre CME Fedwatch, 94,9% des investisseurs s'attendraient ainsi à une baisse de 0,50% (2 x 0,25%) des taux directeurs de la banque centrale américaine le 18 mars prochain. En Europe, les taux d'emprunt allemands et français ont accéléré leur plongée en territoire négatif : -0,60% pour le Bund à 10 ans allemand et -0,29% pour l'OAT française de même échéance. Les taux italiens et grecs sont au contraire remontés à cause de l'aversion au risque.

Aucun secteur n'échappe au raz-de-marée

Sur le plan sectoriel, l'anticipation d'une nette baisse des taux de la Fed, couplée à des rendements déjà extrêmement bas, a lourdement pénalisé le secteur bancaire. Au sein du CAC 40, BNP Paribas (-17,74%), Crédit Agricole (-17,73%) et Société Générale (-17,64%) ont terminé aux trois dernières places de l'indice sur l'ensemble de la semaine.

Le secteur aérien a subi de plein fouet les craintes d'annulations massives de vols à l'international. Airbus a ainsi chuté de 17,38% et son concurrent Boeing a perdu 16,73%. L'impact est encore plus fort pour les transporteurs : hors CAC 40, Air France-KLM a perdu 23,90% et Lufthansa 21,09%. L'hôtellerie est également affectée : Accor a perdu 15,14%.

La liste des grands brûlés s'étend ensuite à l'ensemble des valeurs issues des secteurs dits cycliques, en premier lieu l'automobile, la sidérurgie et le pétrole. On citera ainsi pêle-mêle les chutes de Renault (-16,35%), TechnipFMC (-14,66%), ArcelorMittal (-14,40%) ou encore Total (-13,36%). Les valeurs pétrolières ont notamment été affectées par la chute des cours du pétrole, revenus à 50 dollars/baril pour le Brent et 45 dollars/baril pour le WTI.

Les valeurs défensives ne sont pas parvenues à résister au mouvement, à l'exception de Carrefour (-3,04%), qui termine à la première place du CAC 40 malgré une contraction déjà importante. D'autres grands noms des valeurs défensives ne sont pas parvenus à jouer leur rôle d'amortisseur comme Air Liquide (-11,74%), EssilorLuxottica (-13,34%) ou encore Sodexo (-14,03%).

Ironie du sort : Foxconn, fournisseur d'Apple directement touché par la quasi-fermeture de ses usines en Chine, n'a perdu que 1,65% sur l'ensemble de la semaine.

 

Source : Fargo, rédigé le 02/03/2020


Bilan hebdomadaire : le coronavirus continue de crisper les investisseurs

Les marchés ont terminé en baisse la semaine dernière, toujours pénalisés par le coronavirus. Les investisseurs ont préféré les valeurs défensives aux valeurs industrielles plus exposées.

Une centaine de nouveaux patients atteints par le coronavirus en Corée du Sud : telle est la nouvelle qui crispé les investisseurs vendredi, laissant craindre une accélération de la propagation du virus hors de Chine. Les autorités chinoises ont continué de s’activer pour enrayer au maximum le risque de ralentissement économique : la banque centrale chinoise a de nouveau abaissé son taux de référence et son taux préférentiel et de nouvelles exemptions de droits de douane sur les produits américains ont été annoncées, avec prise d’effet au 28 février.

Du côté des indicateurs, les investisseurs ont attribué au coronavirus le fait que le PMI manufacturier japonais du mois de février ressorte à 47,6 points, son plus bas niveau depuis 7 ans. En Europe, l’économie allemande a continué d’envoyer des signaux contradictoires : mardi, l’indice ZEW du sentiment économique est retombé brutalement après être ressorti en janvier à son meilleur niveau depuis 2015, mais vendredi, l’indice PMI manufacturier allemand est ressorti à 47,8 points, son meilleur niveau depuis février 2019.

Dans un climat marqué par l’aversion au risque, l’or a accéléré sa hausse en dépassant les 1.650 dollars l’once, au plus haut depuis janvier 2013. De même, les investisseurs ont continué de se tourner vers les obligations souveraines les plus sûres en faisant ainsi baisser leur taux. L’OAT française à 10 ans est revenue à -0,21% et le Bund à 10 ans allemand est brièvement revenu à -0,46%, au plus bas depuis 4 mois.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 0,65% à 6.029 points et l’Eurostoxx 50 s’est contracté de 1,06% à 3.800 points. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a quant à lui perdu 1,38% à 28.992 points.

Les valeurs cycliques perdent de nouveau du terrain face aux défensives

Bouygues (+5,93%) a terminé à la première place du CAC 40, porté par des résultats salués par les investisseurs. Le groupe a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 37,9 milliards d’euros, en hausse de 5% à périmètre et taux de change constants. De quoi faire oublier le repli de 9,5% du résultat net sur le même exercice, à 1,2 milliards d’euros.

Schneider Electric (+4,79%) a connu une année 2019 record en termes de revenus et de bénéfices. À 27,2 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du groupe a connu une croissance organique de 4,2% l’an dernier. Le résultat net est quant à lui ressorti à 2,4 milliards d’euros, en hausse de 3,4%. En bourse, le titre dépasse régulièrement de nouveaux plus hauts depuis 6 mois.

À l’inverse, Atos (-7,03%) a terminé parmi les plus fortes baisses de l’indice. Le marché a accueilli froidement les résultats du groupe qui a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 11,5 milliards d’euros, en croissance organique de 1,4%. Le bénéfice par action s’est quant à lui élevé à 7,74 euros en 2019 contre 8,56 euros en 2018. Bien que ces chiffres soient globalement conformes aux attentes, certaines notes d’analystes se sont montrées relativement peu enthousiastes.

Renault (-8,17%) a poursuivi son repli. Le constructeur automobile continue de subir une actualité des plus négatives avec le début du bras de fer engagé aux Prud’hommes par Carlos Ghosn à l’encontre de la marque au losange, mais surtout une dégradation de la dette du groupe par les agences de notation, susceptibles de faire entrer Renault dans la catégorie des emprunteurs « high yield » (spéculatifs).

Plus généralement, la semaine a été marquée par un repli des valeurs cycliques à l’instar d’ArcelorMittal (-6,37%), TechnipFMC (-2,98%) ou encore STMicroelectronics (-2,25%), au profit des valeurs défensives telles qu’Engie (+2,79%), Veolia (+2,21%) ou EssilorLuxottica (+1,94%).

À noter, hors CAC 40, que Vallourec (-8,80%) a fait part d’une hausse de 6,4% de son chiffre d’affaires en 2019, malgré un repli de 10% de ses revenus au T4 2019 face au T4 2018. Le groupe a surtout fait part d’une nouvelle perte annuelle de 334 millions d’euros, qui reste inférieure à celle de l’année 2018 (502 millions d’euros). Pour faire face à ses difficultés financières, Vallourec a annoncé une augmentation de capital de 800 millions d’euros, entraînant un éphémère plongeon du titre de 23% avant de connaître une remontée progressive.

 

Source : Fargo, rédigé le 24/02/2020


Bilan hebdomadaire : le CAC 40 dépasse brièvement les 6.100 points

Les marchés boursiers ont poursuivi leur hausse au cours de la semaine passée, portés par des résultats d’entreprises toujours solides et l’espoir d’une stabilisation de l’épidémie de coronavirus.

Les évolutions de l’épidémie virale chinoise ont continué de retenir l’attention des investisseurs au cours de la semaine passée. Un changement opéré dans la méthode de détection de la maladie a engendré une forte hausse statistique du nombre d’individus considérés comme « contaminés », qui sont désormais près de 70.000 en Chine, mais aussi du nombre de décès, supérieur à 1.600. Plusieurs signes laissent néanmoins penser que l’épidémie est entrée dans une phase de « stabilisation », la propagation du virus étant relativement lente et contenue.

Sur le plan économique, les premiers impacts économiques tangibles du coronavirus se sont fait ressentir dans les statistiques. Jeudi, l’association chinoise des constructeurs automobiles a annoncé que les ventes de véhicules automobiles avaient baissé d’environ 20% sur le territoire national en janvier. Le constructeur allemand Volkswagen  a pour sa part annoncé que ses ventes en Chine avaient connu une contraction de 11% le mois dernier.

Sur un tout autre plan, l’Allemagne a annoncé vendredi une croissance nulle (0,0%) au T4 2019 face au T3 2019, mais toujours positive (+0,3%) face au T4 2018. À l’échelle de l’Union européenne, les mêmes chiffres sont respectivement de +0,1% et +0,9%. Ces statistiques sont venues rappeler que l’économie du Vieux continent reste relativement fragile malgré l’amélioration d’autres variables économiques, notamment de l’emploi. La France a ainsi fait part mercredi d’un recul du chômage à seulement 8,1% de la population active, le chiffre le plus bas depuis 2008.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a gagné 0,66% à 6.069 points et l’Eurostoxx 50 s’est apprécié de 1,14% à 3.840 points. Outre-Atlantique, le Dow Jones a pour sa part gagné 1,02% à 29.398 points.

La saison des résultats bat toujours son plein

STMicroelectronics (+6,28%) a terminé en tête du CAC 40 sur l’ensemble de la semaine. Le titre a été porté par le sentiment d’une stabilisation progressive de la situation sanitaire en Chine et un retour en force de certains secteurs cycliques délaissés par les investisseurs ces dernières semaines.

À la deuxième place du podium hebdomadaire, Orange (+4,46%) a fait part de résultats 2019 solides, marqués par un chiffre d’affaires en hausse de seulement 0,6% face à 2018 à base comparable, mais un résultat net en hausse de 53,8% à 3 milliards d’euros. Les investisseurs ont également applaudi l’accélération de la croissance au quatrième trimestre (+1,1% à base comparable face au T4 2018).

Une fois n’est pas coutume, Airbus (-5,06%) a terminé à la dernière place de l’indice parisien après avoir fait part d’un exercice 2019 déficitaire de 1,36 milliard d’euros, pénalisé par la récente amende de 3,6 milliards infligée au constructeur. Pour autant, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 11% en 2019 par rapport à 2018 et cette dynamique pourrait se poursuivre dans un contexte toujours difficile pour son concurrent Boeing.

Renault (-1,57%) a fait part de résultats en berne sur son exercice 2019, avec une perte nette de 141 millions d’euros. En réponse à cette situation, le groupe a annoncé qu’il présenterait au printemps un plan de réduction des coûts de 2 milliards d’euros. Renault, qui a connu un recul de son chiffre d’affaires de 3,3% l’an dernier, a surtout été pénalisé par les difficultés de Nissan (-13,82%) dont le groupe est actionnaire à 43%. Le groupe japonais a annoncé jeudi qu’il ne verserait pas de dividende au titre de l’exercice 2019.

Hors CAC 40, EDF (+12,50%) a bondi suite à la publication de résultats bien meilleurs que prévu. L’électricien français a dégagé un bénéfice net de 5,2 milliards d’euros en 2019 (contre 1,2 milliard en 2018) alors que le consensus des analystes tablait sur un chiffre de seulement 3 milliards. Le groupe a également fait part de prévisions optimistes pour 2020. Toujours hors CAC 40, Ingenico (+4,46%) et Worldline (+5,19%) ont poursuivi leur progression suite au bond de la semaine précédente lié à l’annonce du rachat d’Ingenico par Worldline.

 

 

Source : Fargo, rédigé le 17/02/2020

 

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Bilan hebdomadaire : les résultats d'entreprises éclipsent le coronavirus

Le CAC 40 est repassé au-dessus des 6.000 points, porté par les publications d'entreprises, malgré un contexte toujours défavorable marqué par les évolutions de l'épidémie virale chinoise.

Pour les investisseurs, il est certain que le coronavirus reste un sujet d'attention quotidien. L'épidémie, qui a désormais fait plus de victimes que le SRAS de 2003, continue de provoquer un isolement de la Chine dans les échanges internationaux, avec à la clé une baisse d'activité encore difficile à quantifier. En conséquence, le Brent a de nouveau perdu plus de 5% sur la semaine en tombant vendredi à 54 dollars/baril. Le WTI évolue pour sa part autour des 50 dollars.

Ces mauvaises nouvelles ont toutefois été compensées par de nouvelles injections de liquidités réalisées lundi par la banque centrale chinoise, ainsi que par l'annonce d'une baisse de droits de douane chinois sur 75 milliards d'importations américaines.

Plusieurs indices d'activité sont par ailleurs ressortis à des niveaux supérieurs aux attentes en Europe et aux États-Unis, à l'instar de l'ISM manufacturier américain, ressorti à 50,9 points pour le mois de janvier contre 47,8 en décembre. Les investisseurs ont en revanche peu réagi aux très bons chiffres de l'emploi américain publiés vendredi. 225.000 postes ont été créés dans le secteur non agricole en janvier, un chiffre supérieur aux attentes (160.000) démontrant que l'économie américaine continue de tourner à plein régime.

Sur l'ensemble de la semaine, le CAC 40 a repris 3,85% à 6.029 points et l'Eurostoxx 50 a bondi de 4,33% à 3.798 points. Le Dow Jones a pour sa part gagné 3,00% à 29.102 points.

ArcelorMittal relève son dividende malgré ses pertes

La semaine a surtout été animée par un grand nombre de publications de résultats, qui ont globalement apporté de bonnes surprises.

Le champion de la semaine est ArcelorMittal (+22,38%), dont le cours de bourse a bondi suite à l'annonce de résultats moins dégradés que prévu, qui devraient se traduire par un relèvement de dividende. Sur l'ensemble de l'année écoulée, le sidérurgiste a accusé une perte nette de 2,45 milliards de dollars (dont 1,9 au quatrième trimestre), après avoir enregistré un bénéfice net de 5,15 milliards de dollars en 2018. Un dividende de 0,30 euros par action sera néanmoins proposé à la prochaine assemblée générale, contre 0,20 euros l'an dernier.

Le secteur bancaire a également fait partie des grands gagnants de la semaine en démontrant sa capacité à dégager des bénéfices toujours solides malgré un univers de taux bas provoquant une contraction du produit net bancaire. BNP Paribas (+7,87%) et Société Générale (+4,52%) ont ainsi connu une semaine de nette hausse grâce à des résultats appréciés des investisseurs. Crédit Agricole (+9,89%), qui publiera ses résultats le 14 février, a également bénéficié de la tendance du secteur.

Le luxe et les cosmétiques ont repris le chemin de la hausse, tirés par L'Oréal (+7,46%) qui a fait part de résultats 2019 solides avec un chiffre d'affaires de 29,9 milliards d'euros (+8,0% à données comparables). Les investisseurs n'ont pas sanctionné le recul de 4% du bénéfice net, à 3,75 milliards d'euros. LVMH (+4,72%), Hermès (+2,78%) et Kering (+1,93%) ont regagné du terrain après leur recul des dernières semaines lié à l'épidémie de coronavirus

Malgré le repli des cours du pétrole, les valeurs pétrolières et parapétrolières ont globalement bien résisté à l'instar de TechnipFMC (+7,09%) et Total (+2,51%). Total a annoncé un bénéfice 2019 en recul de 13% à 11,8 milliards de dollars dans un contexte marqué par la baisse du prix des hydrocarbures, mais le groupe français conserve un taux de rentabilité sur capitaux propres d'environ 10%, supérieur à celui de ses principaux concurrents (ExxonMobil, Chevron, Shell et BP).

Le secteur des foncières est l'un des rares à s'être inscrit en repli sur la semaine, avec des valeurs comme Unibail-Rodamco-Westfield (-0,86%) ou Klépierre (-4,59%) hors CAC 40. Les deux titres perdent désormais 13% depuis le début de l'année, les investisseurs restant toujours à l'écart des foncières détentrices de centres commerciaux.

Du côté des fusion-acquisition, Worldline (+10,27%), l'ancienne filiale d'Atos, a annoncé son intention de racheter Ingenico (+24,67%) pour 7,8 milliards d'euros, dans le but de créer un champion européen des moyens de paiement.

Enfin, aux États-Unis, les investisseurs ont continué d'observer l'envolée du cours de Tesla (+14,99%), dont la capitalisation boursière (135 milliards de dollars), désormais trois fois supérieure à celle de BMW sur le même segment de marché, a animé de vifs débats sur la légitimité d'une telle hausse.

Source : Fargo, rédigé le 10/02/2020

 

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Bilan hebdomadaire : le coronavirus occulte le Brexit et la politique monétaire

Les marchés actions ont connu un net repli au cours de la semaine dernière, toujours pénalisés par les craintes relatives au coronavirus chinois.

Un seul sujet a occupé l’esprit des investisseurs au cours de la semaine dernière : l’épidémie chinoise de coronavirus. La concrétisation du Brexit, attendue depuis 3 ans et demi, est passée quasi-inaperçu dans ce contexte. De même, les investisseurs n’auront retenu que quelques mots de la déclaration de politique monétaire de Jerome Powell, président de la Fed, qui a considéré que l’épidémie de coronavirus constituait une menace « très sérieuse ».

De fait, l’OMS a requalifié l’épidémie de coronavirus d’« urgence internationale », ravivant les craintes d’une mise à l’écart temporaire de la Chine sur le plan international. La situation pourrait se traduire par un tassement économique susceptible de se transmettre aux pays les plus dépendants du dynamisme chinois. C’est donc la contagion économique, bien plus que la contagion médicale d’une maladie somme toute assez peu dangereuse, qui échauffe les esprits des investisseurs.

En conséquence, le scénario du ralentissement chinois a provoqué une nette baisse des prix du pétrole. Le Brent est revenu à 56 dollars le baril, son plus bas niveau depuis décembre 2018. Le WTI américain est quant à lui revenu à 51 dollars le baril.

À l’inverse, les investisseurs se sont tournés vers les valeurs-refuges, en particulier vers les emprunts d’Etats, pesant ainsi sur les rendements des marchés obligataires. Le taux du Bund allemand à 10 ans est revenu à -0,43%, au plus bas depuis le mois d’octobre. Le taux de l’OAT française de même échéance est quant à lui redescendu à -0,17%, plongeant de nouveau en territoire négatif.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 3,62% à 5.806 points et l’Eurostoxx 50 s’est contracté de 3,66% à 3.640 points. Aux Etats-Unis, le Dow Jones s’est quant à lui contracté de 2,59% à 28.256 points. La bourse de Shanghai était fermée toute la semaine à l’occasion du Nouvel An chinois, et a rouvert lundi 3 février en perdant 7%.

Les valeurs cycliques en première ligne

Les valeurs les plus exposées à la Chine, notamment cycliques, ont été particulièrement affectées au cours de la semaine, à l’image du secteur pétrolier. TechnipFMC (-12,68%) a terminé à la dernière place du CAC 40 sur l’ensemble de la semaine. Total (-6,82%) a également fait partie des plus fortes baisses de l’indice parisien.

L’automobile a poursuivi sa descente à vive allure. Renault (-2,78%) n’a connu qu’un rebond éphémère suite à l’annonce de la nomination de son nouveau directeur général, Luca de Meo, ancien dirigeant de Seat, qui devra trouver une solution face à la fragilisation du partenariat avec Nissan. La marque au losange a désormais perdu 65% de sa valeur boursière depuis son pic de 2018. Peugeot (-3,43%) est revenu à son plus bas niveau depuis un an, poursuivant son repli depuis l’annonce de la fusion avec FCA. Parmi les valeurs les plus durement touchées du secteur se trouve également l’équipementier Valeo (-5,78%).

Le secteur bancaire a souffert de la nouvelle plongée des taux souverains en territoire négatif. BNP Paribas (-3,73%), Société générale (-3,18%) et Crédit Agricole (-2,70%) ont ainsi terminé la semaine dans le rouge. Le secteur a néanmoins freiné ses pertes avec la publication des résultats de Deutsche Bank (+6,11%). La première banque allemande a certes annoncé une perte de 5,7 milliards d’euros sur l’exercice 2019, liée à son actuel plan de restructuration, mais a néanmoins été plébiscitée grâce à la très bonne tenue de DWS (+10,48%), sa filiale de gestion d’actifs cotée en bourse, qui a collecté 25 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2019 après avoir subi une décollecte de 23 milliards en 2018.

Thales (+0,45%), Air Liquide (+0,31%) et Carrefour (+0,03%), au profil plus défensif, sont les seules valeurs du CAC 40 à avoir terminé la semaine dans le vert.

Source : Fargo, rédigé le 03/02/2020


Bilan hebdomadaire : Les marchés toussent à cause du coronavirus

Les marchés se sont repliés au cours de la semaine, affectés par les craintes autour du coronavirus chinois. La bourse de Shanghai accuse le coup.

La semaine a été marquée par les inquiétudes relatives au nouveau coronavirus chinois. Bien que le nombre de victimes reste limité (80 décès au 27 janvier), le risque de pandémie a conduit l’Empire du Milieu à placer certaines villes en quarantaine, dont la ville de Wuhan (11 millions d’habitants) où est apparu le virus en décembre. Les festivités du Nouvel An ont par ailleurs été annulées à Pékin et dans de nombreuses grandes villes du pays.

Les investisseurs se sont inquiétés de l’impact de ces mesures sur les dépenses de consommation, le tourisme et le dynamisme économique chinois au sens large. L’OMS a néanmoins jugé en fin de semaine qu’il était prématuré de considérer cette nouvelle maladie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Les développements de cette affaire restent à suivre et pénalisaient de nouveau les marchés lundi 27 janvier en matinée.

Jeudi 23 janvier, la seconde conférence de presse de Christine Lagarde en tant que présidente de la BCE a permis de confirmer le lancement d’un réexamen des missions de la banque centrale et de ses outils de pilotage monétaire. Le but de ce grand audit est notamment de déterminer si l’objectif d’inflation de la BCE, actuellement situé à un niveau proche de 2%, ne devrait pas être abaissé pour tenir compte des changements économiques observés depuis la fixation de cette cible il y a 20 ans.

Du côté des indicateurs, le PMI manufacturier allemand du mois de janvier est ressorti supérieur aux attentes à 45,2 points. L’indice, sous les 50 points, continue d’envoyer un signal négatif au sujet de l’activité industrielle allemande, mais est tout de même ressorti à son plus haut niveau depuis le mois de juin 2019, confirmant une tendance à l’amélioration initiée en fin d’année dernière.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a perdu 1,25% à 6.024 points et l’Eurostoxx 50 s’est replié de 0,76% à 3.779 points. Outre-Atlantique, le Dow Jones s’est également contracté de 1,22% à 28.989 points. En Chine, l’indice Shanghai Composite a perdu 3,22%.

Les valeurs cycliques et du luxe souffrent du coronavirus

Malgré un contexte défavorable, la saison des résultats annuels s’est ouverte sous de bons auspices. STMicroelectronics (+10,25%) a bondi après avoir annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 4% au T4 2019 face au T4 2018. Le groupe renoue avec une croissance dynamique depuis 6 mois. Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires reste en recul de 1,1% à 9,56 milliards de dollars, et le résultat net chute de 19,8% à 1,03 milliard de dollars. Le groupe a aussi et surtout été porté par les bonnes prévisions annuelles d’Intel (+14,88%).

Carrefour (+3,66%) a également progressé après avoir fait part d’estimations rassurantes sur ses résultats annuels qui seront publiés le 27 février. Le groupe de grande distribution s’attend à un chiffre d’affaires en hausse de 3,1% à périmètre constant. Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a souligné que ces estimations positives étaient liées au bon déroulement du plan de transformation annoncé par le groupe en début d’année 2018.

À l’inverse, la plus forte baisse de la semaine revient de nouveau à Renault (-7,62%), qui chute désormais de 14% depuis le début de l’année. Le groupe a notamment souffert d’une note d’analyste de Citi signalant que l’entreprise pourrait prochainement se retrouver à court de trésorerie et contrainte de vendre rapidement sa participation dans Nissan. Le constructeur est revenu à son plus bas niveau en bourse depuis 2012. Dans le secteur automobile, Peugeot (-2,68%), Michelin (-3,00%), Valeo (-5,77%) et Faurecia (-5,18%) ont également continué à perdre du terrain.

Les valeurs du secteur pétrolier ont, elles aussi, poursuivi leur repli avec la contraction des cours du brut. Le Brent est revenu à 61 dollars/baril, affecté par les craintes sur la demande chinoise. TechnipFMC a perdu 7,07% sur la semaine, revenant à son plus bas niveau depuis 2009. La scission du parapétrolier en deux entités distinctes, confirmée pour le premier semestre 2020, ne rassure pas les investisseurs. Total s’est également replié de 2,33%. Le luxe a également été pénalisé par le coronavirus chinois. Kering (-6,05%) et LVMH (-5,18%) ont été particulièrement impactés.

Source : Fargo, rédigé le 27/01/2020