Accompagner la transformation numérique des entreprises, telle est la mission d’un groupe comme Capgemini qui en prenant le contrôle d’Altran renforce ses compétences en ingénierie dans un secteur très concurrentiel dominé par des acteurs comme Accenture.

C’est une opération boursière importante à l’échelle de la Place de Paris. Lundi 24 juin, Capgemini a lancé une OPA à 3,6 milliards d’euros pour prendre le contrôle de la société d’ingénierie Altran. En jeu, la constitution d’un groupe de taille mondiale réalisant un peu plus de 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires à eux deux (13,1 milliards pour Capgemini en 2018, 2,9 milliards pour Altran). Acteur majeur des services informatiques et du conseil, Cap Gemini veut se renforcer dans la transformation numérique des entreprises en adossant les 47.000 ingénieurs d’Altran à ses 210.000 collaborateurs. Un mariage qui devrait permettre au nouveau Capgemini de proposer des prestations plus intégrées auprès de leurs clients actuels et futurs. Altran est devenu en 2017 leader mondial du conseil en ingénierie et R&D après le rachat de l’entreprise américaine Aricent. Ainsi, l’alliance complémentaire des informaticiens de Capgemini et des ingénieurs R&D d’Altran devraient se déployer dans les industries de pointe, de l’automobile à l’aéronautique en passant par les télécoms avec l’arrivée de la 5G.

Selon les deux dirigeants, les synergies attendues pourraient ressortir entre 70 et 100 millions d’euros à horizon trois ans et le chiffre d’affaires additionnel ressortir entre 200 et 350 millions d’euros. Capgemini va également débourser un chèque de 1,8 milliard d’euros pour couvrir la dette d’Altran. L’OPA valorise le cours d’Altran à 14 euros alors que l’action du groupe cotait à 11,47 lundi en clôture. Mardi, l’action Altran s’est ainsi envolée de 22% au-dessus de 14 euros et gagne 99% depuis le début de l’année (+32% sur trois ans). Une bonne opération pour les actionnaires entrés début 2019 sur la valeur après la mauvaise performance du quatrième trimestre 2018. Quant à l’action Capgemini, qui se négocie avec un multiple de 16 fois ses bénéfices estimés pour cette année, elle a profité mardi de l’annonce de l’opération en gagnant 8,4% sur la séance et affiche une hausse de 26,5% depuis le début de l’année (+43,5% sur trois ans).

Des positionnements très disparates

La transformation numérique des entreprises est aujourd’hui un « graal » qui occupe une myriade d’acteurs des services informatiques, du conseil et même du marketing, tant les marges attractives et les myriades de contrats en perspective attirent des entreprises aux positionnement initiaux parfois très différents. Même les agences de publicité ont entrepris une évolution de leur business model en ce sens pour enrayer la stagnation de leurs marchés traditionnels. Mais pas question pour Paul Hermelin de racheter Publicis ou une agence de ce type. Interviewé sur le sujet par Les Echos, le PDG de Capgemini l’assure : « Capgemini est plutôt attendu sur la connexion data, les systèmes d’information (…) l’achat média, les créatifs, c’est assez loin de notre monde ». Pourtant, le géant du conseil américain Accenture, rival de Capgemini, n’a pas hésité à réaliser des acquisitions dans le monde de la publicité avec le développement de sa filiale Accenture Interactive. Le groupe américain vient de revoir à la hausse ses objectifs 2018/2019 (revenus attendus en croissance de 8 à 9% et marge opérationnelle à 14,6%). L’action Accenture (PER 2019 de 25) gagne 31% depuis le début de l’année et 66,5% sur trois ans.

Du côté des acteurs français du numérique et du conseil high tech, mentionnons le parcours boursier sans faute d’Alten (PER 2019 de 18) : le cours du concurrent d’Altran s’envole de 45% depuis début janvier et de 105% sur trois ans. Le groupe de conseil en hautes technologies a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 17,5%. De son côté, Atos a confirmé début mai ses objectifs pour 2019 : croissance organique du chiffre d’affaires comprise entre 1 et 2%, marge opérationnelle d’environ 10,5%. L’action du groupe de services informatiques, dont le PER 2019 est inférieur à 10, grimpe de 36% depuis le début de l’année (+34% sur trois ans). Enfin, Sopra-Steria se négocie à peine 10 fois ses bénéfices estimés pour 2019. L’action du groupe informatique gagne 27% depuis le début de l’année mais moins de 9% sur trois ans. Au premier trimestre, la croissance de l’activité (+10,0%) s’est révélée supérieure aux attentes.

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Source : Fargo le 01/07/2019

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