Entreprises de réputation mondiale, Vinci, Bouygues et Eiffage profitent d’une demande globale bien orientée. En Bourse, ces valeurs sont recherchées par les investisseurs.

Mercredi 10 juillet, l’évènement est passé relativement inaperçu en France. L’arche de confinement de Tchernobyl (Ukraine) a été officiellement inaugurée après douze ans de travaux et un coût estimé à 2,1 milliards d’euros, pris en charge par la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD). L’ouvrage est spectaculaire, il ne s’agit rien moins que de la plus grande structure terrestre mobile jamais construite par l’homme. Elle pourrait contenir le Stade de France. Haute de 108 mètres, longue de 162 mètres, cette arche, qui pèse plus de 25.000 tonnes, est prévue pour durer une centaine d’années et garantir le confinement des poussières radioactives. Elle devra aussi permettre le démantèlement de la centrale accidentée en 1986. Ses bâtisseurs ? Bouygues et Vinci, réunis pour l’occasion dans un consortium appelé Novarka. Un signe de reconnaissance de l’excellence française en matière de travaux publics et d’infrastructures complexes.

En Bourse, les deux groupes qui appartiennent au CAC 40, sont considérés comme des valeurs plutôt cycliques dans la mesure où la conjoncture économique a une influence certaine sur les carnets de commandes de l’activité BTP, à l’opposé de secteurs comme les télécoms ou la pharmacie. Néanmoins, les contrats sont souvent signés des années à l’avance et des groupes comme Vinci ou Eiffage exploitent également des concessions d’infrastructures en exploitation, une activité défensive par excellence. Quant à Bouygues, le conglomérat est également présent, comme chacun sait, dans les télécoms et les médias. Par conséquent, les classifications boursières de ce type doivent être maniées avec précaution.

La ruée vers les aéroports

Vinci affiche un PER (estimé pour 2019) de 15,6 alors que son action grimpe de 26% depuis le début de l’année et de 38% sur trois ans. Une performance supérieure à celle de l’indice CAC 40 (+18% depuis début janvier, +29% sur trois ans). Au premier trimestre, le groupe de constructions et de concessions a vu son chiffre d’affaires enregistrer une hausse de 9,6% à 9,7 milliards d’euros. Toutes les activités du groupe (concessions, « contracting » et immobilier) sont en croissance et en particulier la branche Vinci Airports alors que le trafic de passagers des aéroports gérés par l’exploitant aéroportuaire français (12 plateformes régionales en France, l’aéroport de Gatwick au Royaume-Uni, plusieurs aéroports au Portugal etc.) a augmenté de 7,3% au deuxième trimestre à 66,2 millions de passagers. Avec la privatisation possible d’Aéroports de Paris (ADP) en 2020, Vinci fait partie des possibles candidats susceptibles d’augmenter leur participation sachant que le groupe détient déjà 8% d’ADP.

Du côté de chez Bouygues, on pouvait se féliciter, vendredi 12 juillet, du relèvement de la note de la dette long terme de BBB+ à A- par l’agence S&P Global Ratings. Si l’agence américaine prend en compte le redressement de la filiale Bouygues Télécom, les métiers de la construction et en particulier les travaux routiers (filiale Colas) offrent aussi des perspectives attrayantes malgré quelques difficultés rencontrées l’an dernier. Ainsi, cette activité devrait profiter « d’une demande toujours solide pour des projets complexes et sophistiqués sur les marchés internationaux ». En Bourse, la valeur est valorisée 12 fois ses bénéfices estimés pour 2019 mais Bouygues est un conglomérat, plus difficile à évaluer pour les investisseurs qu’un groupe « pure player ». L’action Bouygues gagne 1% depuis le début de l’année et 18,5% sur trois ans.

A titre de comparaison, Eiffage est aussi valorisé à 12 fois ses bénéfices estimés pour 2019. L’action progresse de 22% depuis le début de l’année et de 36% sur trois ans. Le groupe de BTP et de concessions offrirait aux investisseurs une valorisation attractive selon une analyse d’Oddo alors que son chiffre d’affaires affichait une progression de 15,9% à 3,9 milliards d’euros au premier trimestre.

 

Source : Fargo le 15/07/2019

Warrants sur actions :

Sous-jacentTypePrix d'exerciceEchéanceCours*ParitéDeltaMnémoIsin
PEUGEOTCall18 €19/06/2020
0.44 €4/162.00 %4346SLU2052740144
PEUGEOTPut19 €
19/06/2020
0.38 €4/1-50.00 %
R594SLU2052648842
RENAULTCall35 €19/06/2020
0.42 €5/146.00 %9981SLU2037134363
RENAULTPut36 €19/06/2020
0.84 €5/1-60.00 %U894SLU2052884900
TESLACall800 $
19/06/2020
6.02€20/158.00 %Q161SLU2052641326
TESLAPut800 $
19/06/2020
5.98 €20/1-42.00 %E526SLU2052729410

 

Cliquez ici pour retrouver notre gamme de Warrants