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PH522 - 26/10/2020
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Bilan hebdomadaire : Les marchés subissent un krach boursier historique

Le CAC 40 a perdu 19,86% sur l’ensemble de la semaine, enregistrant deux séances de repli historiques à -8,39% lundi et -12,28% jeudi.

Ce que l’on appellera bientôt le « krach de 2020 » ou le « krach du coronavirus » est d’ores et déjà entré dans l’histoire. Il s’agit du mouvement de marché le plus brutal depuis la crise de 2008. Avec des indices en repli de plus de 30% en seulement trois semaines, les marchés européens ont subi une débâcle d’une rapidité exceptionnelle.

Du 9 au 13 mars, le CAC 40 a perdu 19,86% à 4.118 points et chute désormais de 31,11% depuis le début d’année. Au niveau européen, l’Eurostoxx 50 suit les mêmes mouvements avec des corrections respectives de 19,99% et 30,95%. En Italie, pays le plus touché par l’épidémie virale, le FTSE MIB a perdu 23,32% sur la semaine. Aux États-Unis, les variations sont plus modérées grâce au rebond enregistré vendredi en fin de séance : le Dow Jones a perdu 10,36% sur les cinq dernières séances et recule de 18,76% depuis le début de l’année.

La décision de Donald Trump de fermer pour 30 jours les frontières américaines aux ressortissants européens, dans le but d’éviter une propagation du coronavirus, a naturellement été l’une des principales raisons de panique des investisseurs. Ceux-ci craignent désormais une récession mondiale en 2020 à cause des mesures drastiques de confinement prises partout dans le monde à des degrés divers.

Par ailleurs, la crise n’est plus seulement celle du coronavirus, mais également du marché pétrolier. L’Arabie Saoudite a déclenché une guerre des prix en annonçant une augmentation de sa production suite au refus de la Russie de s’associer à l’effort collectif de l’Opep pour réduire sa production et soutenir les prix. En conséquence, le marché pétrolier s’est effondré lundi sans parvenir à rebondir dans les jours suivants. Le Brent a perdu 25% de sa valeur sur la semaine, revenant à 34 dollars/baril.

Les ventes panique ont touché tous les actifs, y compris l’or (-8,97%), traditionnelle valeur refuge qui a cette fois été traitée comme une simple matière première. Le Bitcoin, jusqu’alors peu réactif aux événements, a chuté de 44% sur la semaine.

Les banques centrales n’ont pas été en mesure de rassurer les investisseurs. La BCE a choisi de laisser ses taux directeurs inchangés pour éviter d’accentuer la problématique des taux négatifs en zone euro. L’institution de Francfort a annoncé 120 milliards d’euros d’achats d’actifs supplémentaires sur les marchés d’ici la fin d’année ainsi qu’un assouplissement des contraintes bancaires pour faciliter l’accès au crédit des entreprises en difficultés. Ces mesures, annoncées jeudi, n’ont pas permis de soutenir les cours de bourse, tout comme l’injection de 1.500 milliards de dollars de liquidités annoncée par la Fed le même jour. La baisse drastique des taux directeurs de la banque centrale américaine (100 points de base), annoncée dimanche, n’enraye en rien la chute des marchés qui se poursuivait lundi 16 mars en matinée.

Les parapétrolières s’effondrent

La semaine a surtout été marquée par l’effondrement exceptionnel des valeurs pétrolières et parapétrolières. Total (-29,96%) est revenu à son plus bas niveau depuis mars 1999 et TechnipFMC (-48,23%) a subi une chute hebdomadaire historique au sein du CAC 40, reculant désormais de 69% depuis le début de l’année. Malmené financièrement en 2019 avec une perte nette de 2,4 milliards d’euros au T4, le groupe a annoncé dimanche le report de son projet de scission devenu trop complexe à réaliser dans des conditions de marché aussi chahutées. Hors CAC 40, CGG (-48,86%) et Vallourec (-33,45%) ont également connu de très fortes corrections au sein du secteur parapétrolier.

Plus généralement, les valeurs de l’industrie, de l’automobile, des transports, de l’immobilier et de la finance ont enregistré des reculs exceptionnels. Dans le secteur industriel, ArcelorMittal a perdu 30,54% sur la semaine. Dans le secteur automobile, Renault a perdu 28,63% et s’effondre désormais de 60% depuis le début de l’année. Dans les transports, Airbus a chuté de 25,30% et son concurrent Boeing de 35%. Dans l’immobilier (foncières), Unibail-Rodamco-Westfield a chuté de 26,96% et Klépierre de 36,30%. Parmi les bancaires, Crédit Agricole a perdu 26,24%.

Les valeurs du luxe sont parvenues à limiter la casse. Hermès (-9,65%) a terminé à la première place de l’indice parisien malgré un repli marqué. LVMH (-12,61%), L’Oréal (-14,86%) et Kering (-16,24%) ont également connu des chutes plus mesurées que celles du CAC 40. Tel n’a pas été le cas de certaines valeurs défensives, qui ont également subi de plein fouet le recul des marchés. Veolia (-32,23%) et Engie (-29,90%) font partie des valeurs les plus impactées, malgré la résistance d’autres valeurs contra-cycliques comme Danone (-11,81%) ou Air Liquide (-14,56%).

 

Source : Fargo, rédigé le 18/03/2020

 

 

 

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