La semaine s’est terminée par un nouveau plus haut de 13 ans pour le CAC 40, qui a atteint les 6.100 points. La hausse a toutefois été dominée par les valeurs défensives.

Toujours plus haut ! Depuis plusieurs semaines, le CAC 40 enregistre régulièrement de nouveaux records, avec en ligne de mire les 6.168 points du sommet de 2007.

La signature de l’accord commercial de « phase 1 » entre la Chine et les Etats-Unis, qui a eu lieu mercredi, avait été largement anticipée par les investisseurs, qui n’ont pas spécialement réagi à la nouvelle. Celle-ci a même donné lieu à des prises de bénéfices sur les valeurs cycliques les plus exposées aux négociations commerciales.

Du côté des indicateurs, la semaine a été marquée par le repli de la croissance chinoise, qui n’atteint désormais plus que 6,0% en rythme annuel. Ce chiffre était néanmoins anticipé par les investisseurs, qui se sont surtout montrés positivement surpris par l’accélération de la production industrielle chinoise du mois de décembre, ressortie à +6,9% sur un an.

Du côté des marchés obligataires, les taux ont peu évolué. Selon le baromètre CME FedWatch, les investisseurs sont une large majorité (84%) à anticiper un statu quo de la Fed lors de la réunion du 29 janvier prochain. 16% des investisseurs anticipent néanmoins une hausse des taux de 25 points de base à cette occasion, ce qui constituerait une volte-face de la part de la banque centrale américaine.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a gagné 1,05% à 6.100 points et l’Eurostoxx 50 s’est apprécié de 0,49% à 3.808 points. Outre-Atlantique, le Dow Jones a gagné 1,82% à 29.348 points en terminant sur de nouveaux records historiques.

Retour en force des valeurs défensives et des valeurs de croissance

La semaine a fait les beaux jours des valeurs défensives et du luxe. Les valeurs défensives, qui avaient perdu du terrain depuis le mois de décembre dans un contexte de forte confiance des investisseurs, ont été très recherchées à l’instar de Pernod Ricard (+7,36%) et Veolia (+5,34%), qui ont terminé aux deux premières places du CAC 40 sur la semaine. Pernod Ricard a notamment bénéficié d’une recommandation à l’achat d’un broker.

Le secteur du luxe a bénéficié des solides résultats du groupe suisse Richemont (+6,50%), dont les ventes ont progressé de 4% (hors effets de change) au dernier trimestre, avec une croissance à deux chiffres en Chine. En France, ces bons résultats ont eu un impact direct sur Hermès (+5,31%), L’Oréal (+4,32%), LVMH (+3,64%) et Kering (+3,06%).

À l’inverse, pour la troisième semaine consécutive, le secteur de l’automobile et des équipementiers est resté largement sous pression. Peugeot (-5,13%) a annoncé un recul de 10% de ses ventes de véhicules en 2019 (3,5 millions de véhicules) et Renault (-6,17%) a enregistré une baisse de ses ventes de 3,4% sur la même période (3,7 millions de véhicules). A noter que les deux marques avaient enregistré en 2018 des ventes record, ce qui permet de relativiser ces chiffres. Les équipementiers ont néanmoins été pénalisés dans la foulée, avec un repli de Faurecia (-4,65%) et de Valeo (-6,85%) hors CAC 40.

Le secteur bancaire a pâti du mouvement de marché défavorable aux valeurs cycliques. BNP Paribas (-2,70%) et Société Générale (-2,48%) ont ainsi terminé la semaine en baisse.

Le secteur pétrolier a poursuivi son repli malgré la stabilisation des cours du brut à 65 dollars/baril pour le Brent. Le parapétrolier TechnipFMC (-5,21%) a perdu davantage de terrain que Total (-2,55%), dont les activités sont plus diversifiées.

Enfin, toujours dans le secteur de l’énergie, EDF (+13,22%) a connu un fort rebond. Le groupe a profité de l’annonce d’une réforme de la régulation du parc nucléaire français, qui devrait impacter les prix de vente.

 

Source : Fargo, rédigé le 20/01/2020