Les investisseurs ont sanctionné en fin de semaine les groupes de luxe alors que les négociations commerciales sino-américaines restent paralysées par les déclarations imprévisibles de Donald Trump. Une baisse passagère n’entamant toutefois pas la confiance du marché pour les principaux leaders du secteur qui poursuivent leur croissance rentable, y compris en Asie.

Vendredi 2 août, le Cac 40 a fortement reculé (-3,57%) suite aux déclarations de Donald Trump déplorant la mauvaise volonté de Xi Jinping à parvenir à un accord entre les Etats-Unis et la Chine. Le climat de guerre commercial pèse depuis plusieurs mois sur les marchés, au gré de l’avancée des négociations et des tweets dévastateurs du président américain. Un secteur est en première ligne : le luxe. Jusqu’à présent, les principaux leaders ont pourtant bien tenu la barre, portés par leurs très bons résultats mais ils pâtiraient plus que d’autres d’une brutale chute des échanges commerciaux au niveau planétaire. A titre d’exemple, un tiers des ventes de Louis Vuitton est aujourd’hui réalisé en Chine !

Ainsi, l’action LVMH a clôturé la semaine en baisse de 7,05%, Kering de 3,9% et Hermès de 3,7%. Une sanction boursière qui doit être cependant relativisée au regard des performances affichées depuis le début de l’année (après un millésime 2018 déjà très bien orienté) : +39% pour LVMH, + 14% pour Kering, +28% pour Hermès. Le secteur reste largement prisé des investisseurs qui aiment ces valeurs au fort « pricing power », cette capacité à maintenir des prix élevés et à dégager en conséquence des marges juteuses. Les marques de luxe se vendent cher et constituent un marqueur social important, notamment dans les pays émergents où les classes moyennes et supérieures raffolent de ces signes extérieurs de richesse.

Numéro un mondial incontesté du secteur et première capitalisation boursière du Cac 40, LVMH (Louis Vuitton, Moët & Chandon, Céline, Dior, Fendi etc.) s’envole même de 140% sur trois ans. Il est vrai que le groupe de Bernard Arnault enchaîne les records et les résultats prometteurs. Au premier semestre, LVMH a été porté par les performances spectaculaires de Louis Vuitton et Christian Dior. La bonne tenue de la demande chinoise permet au géant mondial, propriétaire de 70 marques, de signer un chiffre d’affaires record en hausse de 15% à 25,1 milliards d’euros avec une marge opérationnelle dépassant 21%.

Gucci : une marge opérationnelle à 40% !

Son grand rival Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta etc.) affiche un chiffre d’affaires semestriel plus modeste de 7,6 milliards d’euros mais sa marge opérationnelle atteint 29,5%. Le groupe dirigé par François-Henri Pinault est entraîné par le succès impressionnant de sa marque star – Gucci – dont la marge opérationnelle ressort à 40% ! « En six mois, Gucci a (…) réalisé un chiffre d’affaires supérieur à celui de l’ensemble de l’exercice 2016 » peut-on lire dans le communiqué du groupe. En Bourse, le parcours de l’action sur trois ans reflète cette évolution : +121% !

Hermès a également publié le bilan de ses ventes au premier semestre, traduisant le dynamisme de l’activité et en particulier de la demande chinoise. Le chiffre d’affaires a progressé de 12,3% à 1,67 milliard d’euros mais le sellier de la rue du Faubourg Saint-Honoré ne présentera ses résultats semestriels que le 11 septembre. En attendant, l’action Hermès s’envole de 62% sur trois ans.

De son côté, L’Oréal vient de réaliser son meilleur premier semestre depuis douze ans : chiffre d’affaires en hausse de 7,3% (en comparable) à 14,8 milliards d’euros, marge opérationnelle à 19,5%. La « success story » du numéro un mondial des cosmétiques se poursuit inlassablement, grâce au dynamisme des ventes en Asie et de son pôle Luxe ! L’Oréal Luxe (Lancôme, parfums Giorgio Armani, Helena Rubinstein etc.) pèse un tiers du CA du groupe mais croît plus vite (+13,2%, en comparable) sur les six premiers mois de l’année. Le groupe dirigé par Jean-Paul Agon a annoncé, début juillet, être entré en négociation exclusive avec Clarins en vue d’acquérir les parfums Mugler et Azzaro. A la Bourse de Paris, l’action L’Oréal gagne 18% depuis début janvier et 40% sur trois ans.

 

Source : Fargo le 05/08/2019

Warrants sur actions :

Sous-jacentTypePrix d'exerciceEchéanceCours*LevierDeltaMnémoIsin
KERINGCall475 €20/12/20191.12 €8.0740.4%3359SLU1896146831
KERINGPut450 €20/12/20191.99 €5.52-49.5%A711SLU1910482022
HERMESCall600 €19/06/20200.75 €4.5856.2%S410SLU1964424649
HERMESPut600 €20/12/20190.46 €5.82-43.5%G574SLU1921604051
LVMHCall360 €20/12/20191.86 €8.746.2%E024SLU1921153539
LVMHPut340 €20/12/20192.07 €7.06-40.9%Z256SLU1937853874

 

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