Le CAC 40 est repassé au-dessus des 6.000 points, porté par les publications d’entreprises, malgré un contexte toujours défavorable marqué par les évolutions de l’épidémie virale chinoise.

Pour les investisseurs, il est certain que le coronavirus reste un sujet d’attention quotidien. L’épidémie, qui a désormais fait plus de victimes que le SRAS de 2003, continue de provoquer un isolement de la Chine dans les échanges internationaux, avec à la clé une baisse d’activité encore difficile à quantifier. En conséquence, le Brent a de nouveau perdu plus de 5% sur la semaine en tombant vendredi à 54 dollars/baril. Le WTI évolue pour sa part autour des 50 dollars.

Ces mauvaises nouvelles ont toutefois été compensées par de nouvelles injections de liquidités réalisées lundi par la banque centrale chinoise, ainsi que par l’annonce d’une baisse de droits de douane chinois sur 75 milliards d’importations américaines.

Plusieurs indices d’activité sont par ailleurs ressortis à des niveaux supérieurs aux attentes en Europe et aux États-Unis, à l’instar de l’ISM manufacturier américain, ressorti à 50,9 points pour le mois de janvier contre 47,8 en décembre. Les investisseurs ont en revanche peu réagi aux très bons chiffres de l’emploi américain publiés vendredi. 225.000 postes ont été créés dans le secteur non agricole en janvier, un chiffre supérieur aux attentes (160.000) démontrant que l’économie américaine continue de tourner à plein régime.

Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a repris 3,85% à 6.029 points et l’Eurostoxx 50 a bondi de 4,33% à 3.798 points. Le Dow Jones a pour sa part gagné 3,00% à 29.102 points.

ArcelorMittal relève son dividende malgré ses pertes

La semaine a surtout été animée par un grand nombre de publications de résultats, qui ont globalement apporté de bonnes surprises.

Le champion de la semaine est ArcelorMittal (+22,38%), dont le cours de bourse a bondi suite à l’annonce de résultats moins dégradés que prévu, qui devraient se traduire par un relèvement de dividende. Sur l’ensemble de l’année écoulée, le sidérurgiste a accusé une perte nette de 2,45 milliards de dollars (dont 1,9 au quatrième trimestre), après avoir enregistré un bénéfice net de 5,15 milliards de dollars en 2018. Un dividende de 0,30 euros par action sera néanmoins proposé à la prochaine assemblée générale, contre 0,20 euros l’an dernier.

Le secteur bancaire a également fait partie des grands gagnants de la semaine en démontrant sa capacité à dégager des bénéfices toujours solides malgré un univers de taux bas provoquant une contraction du produit net bancaire. BNP Paribas (+7,87%) et Société Générale (+4,52%) ont ainsi connu une semaine de nette hausse grâce à des résultats appréciés des investisseurs. Crédit Agricole (+9,89%), qui publiera ses résultats le 14 février, a également bénéficié de la tendance du secteur.

Le luxe et les cosmétiques ont repris le chemin de la hausse, tirés par L’Oréal (+7,46%) qui a fait part de résultats 2019 solides avec un chiffre d’affaires de 29,9 milliards d’euros (+8,0% à données comparables). Les investisseurs n’ont pas sanctionné le recul de 4% du bénéfice net, à 3,75 milliards d’euros. LVMH (+4,72%), Hermès (+2,78%) et Kering (+1,93%) ont regagné du terrain après leur recul des dernières semaines lié à l’épidémie de coronavirus

Malgré le repli des cours du pétrole, les valeurs pétrolières et parapétrolières ont globalement bien résisté à l’instar de TechnipFMC (+7,09%) et Total (+2,51%). Total a annoncé un bénéfice 2019 en recul de 13% à 11,8 milliards de dollars dans un contexte marqué par la baisse du prix des hydrocarbures, mais le groupe français conserve un taux de rentabilité sur capitaux propres d’environ 10%, supérieur à celui de ses principaux concurrents (ExxonMobil, Chevron, Shell et BP).

Le secteur des foncières est l’un des rares à s’être inscrit en repli sur la semaine, avec des valeurs comme Unibail-Rodamco-Westfield (-0,86%) ou Klépierre (-4,59%) hors CAC 40. Les deux titres perdent désormais 13% depuis le début de l’année, les investisseurs restant toujours à l’écart des foncières détentrices de centres commerciaux.

Du côté des fusion-acquisition, Worldline (+10,27%), l’ancienne filiale d’Atos, a annoncé son intention de racheter Ingenico (+24,67%) pour 7,8 milliards d’euros, dans le but de créer un champion européen des moyens de paiement.

Enfin, aux États-Unis, les investisseurs ont continué d’observer l’envolée du cours de Tesla (+14,99%), dont la capitalisation boursière (135 milliards de dollars), désormais trois fois supérieure à celle de BMW sur le même segment de marché, a animé de vifs débats sur la légitimité d’une telle hausse.

Source : Fargo, rédigé le 10/02/2020

 

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Source: Société Générale

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